Bonjour.
Se présenter est un acte difficile. Comme je suis quelqu'un de très bavard, j'ai choisi de vous raconter ma vie (un peu raccourcie quand-même, rassurez-vous). Pour illustrer le tout, je n'ai pas trouvé mieux que de me faire défiler en photos car ça donne une bonne perception de l'évolution des "choses" comme de la progressivité de la perte des cheveux par exemple.
Je m'appelle Adrien Rubeck, surnommé Ady par ceux qui me connaissent bien. J'habite avec ma famille à Petit-Réderching, charmante bourgade du "Pays de Bitche" depuis 1987. Auparavant j'ai passé les vingt-cinq ans de ma jeunesse à Siersthal,(charmante bourgade aussi, toujours au "Pays de Bitche") et douze ans à Lemberg. Je suis marié à Josée depuis 1976. Nous avons deux enfants, Stéphanie et Matthieu.
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Je suis né le 22 décembre 1951 à Bitche, petite ville de l'est mosellan, deuxième enfant de Monsieur Théo Rubeck et Madame Marie Bandel, mes parents. Les circonstances d'une naissance peuvent contribuer à la formation d'un caractère ou d'une personnalité. Toute naissance est en soi exceptionnelle, la mienne aussi. C'était au premier jour d'un nouvel hiver, je suis donc né avec lui. Et la neige nous a fait fête, ça, c'est ma mère qui me l'a dit.
Je suis le deuxième enfant et premier garçon d'une fratrie de neuf. Ma sœur aînée est née le 15 janvier de la même année 1951. Deux enfants dans la même année mais pas jumeaux! Deuxième situation exceptionnelle. Quatre frères et trois sœurs ont encore complété la famille après moi. Autant dire qu'il a fallu se responsabiliser très tôt. Imaginez que ma sœur, à onze mois, était déjà la "grande"! Mon frère est né treize mois après moi, je n'étais déjà plus le plus petit. Sauf à marcher sur les plates-bandes des autres, il était difficile de trop affirmer une personnalité naissante.
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Après toutes les disputes, les bagarres, les réconciliations et les fous-rires, on se sent parfois un peu seul au milieu de la foule. Alors on donne libre cours à ses rêves, on développe jusqu'à l'infini son monde intérieur ou on fait provision de toutes les sensations qu'on ne peut pas crier. Chacun réagira à sa manière. Moi, je me suis construit un monde de sensibilités et de beautés, où les émotions, après un long mûrissement, ont pris la plus grande place.
J'ai beaucoup observé, beaucoup admiré, beaucoup ressenti le monde qui m'entourait. Je peux dire aujourd'hui que j'ai toujours tout fait avec un peu d'excès, comme si mes sentiments ou mes actes, pour exister seulement, devaient sortir de l'ordinaire. Ainsi mes amours, mes passions, mes colères et même mes paresses... Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Sûrement un certain besoin de perfection dans tout ce que j'entreprends et des périodes de réflexion qui peuvent paraître bien longues. Je n'aime pas beaucoup les brouillons, les essais, les tâtonnements s'ils ne débouchent sur rien. Dès le début d'un projet, je le conçois dans son entité, finition comprise. Qualité ou défaut?
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Le 24 février 1970, j'ai rejoint les rangs de l'éducation nationale comme instituteur pour faire enfin ce dont j'ai toujours eu envie, enseigner à des enfants. Les débuts ont été difficiles mais j'aimais ce travail alors je me suis accroché. Le plus beau métier du monde, assurément!
L'enfance est cette période extraordinaire qui fera de nous ce que nous sommes. Il faut absolument qu'elle soit formatrice, socle de vie, mais aussi richesse d'amour, de sentiments, d'émotions... Perspective difficile pour laquelle l'enseignant, comme les parents, a un rôle primordial à jouer. J'essaie encore d'y parvenir tous les jours.
Et puis d'autres moments forts sont venus marquer ma vie. La rencontre de la femme que j'aime, la naissance de nos deux enfants. Le bonheur dans sa simplicité de tous les jours. Le nid à construire ou à aménager aussi, qui vous prend beaucoup de temps. J'ai appris à bricoler un peu (beaucoup) touchant à tout avec plus ou moins de réussite. Le résultat est encourageant.
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Enfin, un beau jour, on se rend compte qu'on a des capacités insoupçonnées jusque là. Des désirs nouveaux se précisent , on a envie de créer, de laisser une trace de son passage. J'ai touché à la peinture et j'ai su tout de suite que cette activité serait bienfaisante pour moi. Tout petit, je dessinais des maisons sur les vitres embuées de la cuisine, et ma mère me laissait faire, le sourire aux lèvres. Plus tard j'attendais avec impatience les magnifiques albums de coloriage que mes parents m'offraient aux grandes occasions. Je les remplissais avec soin en tirant la langue pour mieux m'appliquer. J'y mettais tout mon cœur, j'adorais ça. Et ces crayons de couleurs si délicats qu'il fallait faire durer, ces peintures à l'eau si vives dans leurs godets, leurs boîtes métalliques, ces pinceaux si doux... Mes premiers souvenirs de dessins ou de peintures sont physiques et émotionnels. Je me souviens de couleurs et d'odeurs, de plaisir surtout, quand mes mouvements incertains maculaient le papier précieux. Et c'est bien vrai que cette occupation est vite devenue un besoin. Je progressais dans mes techniques comme dans mes démarches. Je reçus quelques encouragements et puis... quelques critiques aussi. J'ai compris bien vite qu'il faudrait, pour garder mon originalité, n'en faire qu'à ma tête et ça me convenait assez. L'art, c'est d'abord la liberté. Je ne pourrai jamais me plier à des courants. Il faut que je fasse ce qui me plaît. Tant pis si ça ne satisfait que moi.
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Loisir au départ, la peinture est alors devenue peu à peu un centre d'intérêt très important dans ma vie. Je lui ai consacré beaucoup de temps (et un peu d'argent). Il a fallu d'abord se former car il y a tant à apprendre. Les règles de l'art... Je me suis inscrit à l'école ABC de Paris qui dispensait des cours par correspondance. Sans perfectionnement, il est difficile de laisser courir son imagination. La technique, par exemple, doit être assimilée jusqu'à l'oubli, un peu comme l'écrivain qui ne se soucie plus d'alphabet.
Des oeuvres sont nées. J'en ai été fier au début. Mais au fur et à mesure que j'en peignais de nouvelles, les premières perdaient un peu de leurs qualités. Aujourd'hui encore, après chaque tableau, je passe par une courte période d'euphorie bien vite tempérée par un esprit critique de moins en moins enclin à faire des cadeaux. Très souvent, le résultat ne correspond plus tout à fait au projet de départ. Alors, de retouche en retouche, il faut encore apprendre à s'arrêter.
Un jour enfin, il a fallu prendre son courage à deux mains et montrer son travail au public. C'était l'épreuve la plus angoissante. Les réactions ont été plutôt positives. Tant mieux! Cependant, les compliments ne sont pas générateurs de progrès. Pour garder un esprit éclairé sur son travail, il faut aussi accepter la critique.
Je participe régulièrement à des expositions dans la région et j'ai créé ce site comme une exposition virtuelle où tout internaute pourra se promener.
Je vous souhaite une bonne navigation.
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Adrien RUBECK - 6, rue des marguerites - 57410 PETIT-REDERCHING
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